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| Date | : | Tuesday, June 22, 2004 (6 years, 2 months and 15 days ago) | ||||||||||
| City | : | Paris, France | ||||||||||
| Venue | : | Zenith Theatre | ||||||||||
| Capacity | : | 6,000 | ||||||||||
| Lineup | : |
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| Setlist | : | Firebird Suite Going For The One Sweet Dreams I've Seen All Good People Mind Drive/South Side Of The Sky Turn Of The Century Foot Prints Mind Drive (Conclusion) Yours Is No Disgrace The Meeting Long Distance Runaround Wonderous Stories Time Is Time Roundabout Show Me Owner Of A Lonely Heart Second Initial Rhythm Of Love And You And I Ritual Starship Trooper 'Clap' dropped |
| reviews | (Post Review) | ||
C'est une concerte tres bien. Les musicians de Yes sont tres
formidable, apres plus de temps. Ils performent le music pour
longtemps. Monsieur Blanche est un drummer superior, mais
Monsieur Bruford est absent -- c'est regretable. Je desire
que le band bringer le truck de Brinks a la maison de Monsieur
Bruford et empty le truck de cashish. C'est incentive pour
Monsieur Bruford, non?
The concert at Le Zénith in Paris was much better than the Wembley gig the week before. The sound was OK right from the start. All of the Yes guys looked tired, which was not a surprise after such a tour, but they all gave their best in Paris. Unlike Wembley, there was no moment when any of them sounded like on autopilot, they all were focused all along the show. "South side of the sky" was excellent, the interplay between Rick and Steve was fabulous during the closing section. They also did a superb rendition of "Mind drive", with extra keys parts from Rick. "Turn of the century" was also superb, without any of the trainwreck that happened in Wembley. Another highlight was "Show me", this one gets better and better with time, especially played as the full band version from THE ULTIMATE YES.
All in all, a great gig. See you next year here, folks ;-)
(I am really sorry. My english is too bad, so my review is in french.)
Paris- Mardi 22 juin 2004.
18h56 - Après une petite attente tranquille dans une file d'attente tranquille, me voici assis dans la salle du Zénith. J'occupe le siège E101, un peu à gauche de la scène (cachée par un immense rideau), à une quarantaine de mètres de celle-ci. Le Zénith, qui se garnit très lentement, est extrêmement calme. La musique d'ambiance qui emplit l'espace arrive à peine à percer le silence qui règne dans la salle.
19h55 - Le public commence enfin a se faire un peu entendre. Mais c'est encore timide.
Je me passe en revue pour une dernière fois les noms, que je connais par coeur, des musiciens de Yes :
Jon Anderson (Chant, guitares et percussions)
Steve Howe (Guitares et pedal steel)
Chris Squire (Basses et percussions)
Rick Wakeman (Claviers)
Alan White (Batterie et percussions)
20h14 - "L'oiseau de feu" déploie ses amples sonorités. Le public donne aussi maintenant largement de la voix.
20h15 - Le rideau tombe, laissant apparaître, outre les instruments des musiciens, de grandes et superbes structures dessinées par Roger Dean (l'illustrateur de la plupart des pochettes de disques de Yes) qui forme comme un paysage surréaliste et poétique sur la scène.
Dans le même temps, les cinq membres de Yes font leurs premiers pas sur scène sous une tempête d'applaudissements.
20h17 - Un "Going for the One" surpuissant débute le concert. La voix de Jon est pleine d'énergie, le jeu de Howe plein de fougue, la basse de Squire sonore et bien en place, les claviers de Wakeman à la fois vifs et majestueux et le tout est surveillé par le gardien du tempo Alan White dont la batterie est perchée en surplomb de la scène.
20h22 - "Sweet Dreams" prend ensuite le relais, donnant l'occasion à Steve Howe de se lancer dans son premier solo, très rock, et à Rick Wakeman de conclure le morceau par un de ses solos virevoltants dont ses doigts gardent jalousement le secret.
A noter quelques petits problèmes de larsen, parfois un peu gênant.
20h29 - Alternance entre le folk tranquille et le blues musclé avec un "I've Seen All Good People" d'excellente facture.
D'autres problèmes de larsen ont malheureusement légèrement gâché l'audition de ce très grand classique de Yes.
20h36 - "Mind Drive" s'élance sur un rythme de très lourd imprimé par White et sur lequel plane le son furieux de la guitare de Howe. La scène est littéralement bombardée d'éclairs de lumière d'une blancheur impitoyable. Puis, dans cette tornade de lumières et de sons, la voix de Jon s'élève comme une mélodie salvatrice.
20h44 - "Mind Drive" s'interrompt dans son cours pour laisser place à un très beau "South Side Of The Sky" qui donnera lieu dans sa partie finale à un incroyable duel entre la guitare de Howe et les claviers de Wakeman. Une immense ovation saluera cet inoubliable moment.
20h55 - Longs instants d'émotion et de pure beauté avec une version sublime de "Turn of the Century". Jon est à son meilleur et Howe joue de ses cordes comme jamais.
21h03 - "Foot Prints" déboule sur scène. C'est à la fois beau, étrange et sacrément rock. Mais ce n'est très malheureusement que pour deux toutes petites minutes.
21h05 - "Mind Drive" revient en force sur scène, avec de nouveau son cortège d'éclairs d'une blancheur acérée. Yes sonne comme des damnés du rock et les charpentes d'acier du Zénith peinent sous les coups assassins de la batterie de White, les assauts de la basse de Squire et les envolées endiablées de la guitare de Howe.
Néanmoins, et malgré l'excellente prestation d'un Yes motivé et tranchant, j'en viens à me demander le pourquoi de ce découpage très curieux de "Mind Drive" et je m'interroge aussi sur le peu de temps d'écoute offert de l'impressionnant "Foot Prints". Avec tout le respect et l'admiration que je porte à Yes depuis le milieu des années 70, je pense qu'il est réellement dommage d'avoir ainsi démembré "Mind Drive" et charcuté "Foot Prints". D'autant plus que tout ceci est déroutant pour l'oreille et gêne le plaisir de suivre les morceaux dans leur pleine continuité.
21h11 - "Yours Is No Disgrace" permet à Steve Howe, avec l'aide d'un Chis Squire survitaminé, de montrer une nouvelle fois tout son talent à manier extraordinairement six cordes tendues sur un manche. La fin du morceau est joliment jouée au milieu de grandes pseudo-flammes bleues du plus belle effet.
21h24 - Un entracte d'un quart d'heure environ est annoncé.
Pendant cette pause, les vieux de la vieille du Yes d'antan en profitent pour échanger leurs premières impressions encore à chaud. Les avis sont visiblement partagés : "Ils sont toujours aussi géniaux !" "Non, moi je trouve qu'ils vieillissent" "Ils jouent trop fort !" "Tiens, c'est bizarre, Chris Squire n'a pas encore fait de solo de basse..."
21h45 - Le concert reprend, mais de manière "acoustique" cette fois. "The meeting" donne l'occasion à un Wakeman impérial d'effectuer de jolis solos de piano. Nombreux sont alors ceux et celles qui sortent leur téléphone portable faisant aussi appareil photo pour immortaliser l'instant.
21h49 - Alan White et sa batterie apparaissent au milieu des autres membres de Yes pour un "Long Distance Runaround" plein d'allant et de gaieté.
21h53 - Jon Anderson prend un plaisir évident à nous conter ses "Wonderous Stories". Pour tout le Zénith, c'est aussi un très grand moment de bonheur. Et pour ajouter encore à notre contentement, Steve Howe nous gratifie d'un nouveau et superbe solo.
21h59 - "Time is Time", pourtant chanté avec conviction par Jon Anderson, ne rencontre qu'un succès plutôt moyen auprès du public.
22h04 - "Roundabout" est interprété dans une version "Chicago Shuffle" initiée il y a quelque temps de cela par Rick Wakeman. Ce nouvel arrangement a visiblement pour don de faire bien rire les membres de Yes entre eux et d'attirer les claquements rythmiques et enthousiastes du public. Néanmoins, même si cela démontre à la fois une inventivité renouvelée et une bonne dose d'humour de la part de Yes, cette version m'agace un peu personnellement. Je trouve l'arrangement original bien bien agréable à l'oreille et surtout bien plus dans l'esprit du morceau lui-même. Surtout que cela rend du coup les solos de Howe et Wakeman très bizarres dans la continuité de cette version alternative.
22h09 - Un très émouvant "Show Me" nous présente à nouveau un Jon Anderson au sommet de son art vocal.
22h13 - Nous sommes toujours et depuis la fin de l'entracte dans la partie "acoustique" de ce concert. Et c'est justement une version à la fois très intéressante et très plaisante de "Owner Of A Lonely Heart" qui nous est maintenant présentée. Avec en prime un joli solo de piano d'un Wakeman toujours aussi royal dans ses interventions.
22h18 - Moment on ne peut plus acoustique de cette partie "acoustique" du concert, Steve Howe tout seul à sa guitare nous gratifie d'un "Second Initial" aussi alambiqué qu'enlevé. La prestation est suivie d'une fort belle ovation.
22h21 - "Rhythm Of Love" signe avec une grande rudesse le retour vers un concert nettement plus "électrique". C'est même carrément atomique. Steve Howe fait hurler sa guitare, Chris Squire bastonne sa basse tandis qu'Alan White cogne sur sa batterie comme un dément. Le niveau sonore est vraiment énorme et le public chavire de bonheur sous les coups d'un Yes flamboyant autant que conquérant. La fin du morceau donne lieu à un solo d'orgue ultra-speedé de Wakeman.
22h28 - Attention, chef d'oeuvre absolu droit devant ! Car c'est à présent un somptueux "And You And I" qui catapulte le Zénith plus de 30 ans en arrière et toutes nos âmes en plein paradis harmonique. C'est superbe, c'est grandiose, c'est unique, bref c'est du Yes dans toute sa gloire. Un véritable tonnerre d'applaudissements accompagne la fin du morceau. A noter que pendant que le groupe jouait ce magique joyau musical, les personnes chargées du mixage n'ont pas arrêté de danser derrière leur très massive console.
22h41 - Nous voici de nouveau transportés très très loin en arrière avec le monumental "Ritual" qui fait maintenant résonner le Zénith de toute son ampleur majestueusement rock. "Nous sommes du soleil !" clame célestement Jon Anderson dans un refrain cosmique qui nous élève jusqu'au coeur des étoiles. En contraste, Chris Squire s'offre une série de solos de basse étourdissants et pour tout dire infernaux. Puis vient le sommet du morceau qui commence par un solo de batterie d'un Alan White, qui a tout à coup passé la surmultipliée, et qui se poursuit par une immense charge rythmique où White canonne à son poste tandis qu'Anderson et Squire l'appuient avec bruits et fracas aux percussions. Wakeman n'est pas en reste mais c'est Howe qui vient éteindre ce brûlot sonore d'une guitare aérienne tandis qu'apparaissent justement de grandes pseudo-flammes qui viennent magnifier la fin de ces 25 minutes de ce Yes d'une lointaine époque topographique.
23h06 - Tout le Zénith est debout dans une ovation délirante. Cependant, les membres de Yes ne font qu'un petit salut avant de s'éclipser derrière la scène.
23h07 - Chaos de cris et de bruits divers en forme de prière assourdissante vers un Yes douloureusement absent.
23h09 - Retour de Yes sur scène. Rick et Jon sont tout sourire tandis que Steve et Chris empoignent déjà leur instrument.
23h10 - "Starship Trooper" décolle furieusement de scène comme un dernier feu d'artifice harmonique. Le public communie intensément avec le groupe dans cette ultime messe. Howe et Squire se lancent conjointement dans un solo d'enfer. La rythmique est assurée, également conjointement, par Jon et Alan. Wakeman pense rafler la mise à la fin dans un solo explosif mais c'est Howe qui aura finalement le dernier mot dans un solo purement et durement rock.
23h22 - A présent, c'est vraiment la fin. Le Zénith tremble sous les applaudissements pendant les membres de Yes saluent d'un geste ultime un public toujours à la fois sous le charme et sous le choc.
Nous sortons de la salle en rangs serrés mais calmes. Dehors, une nuit fraîche déverse une pluie fine sur nos crânes. Qu'importe ! Car quelqu'un entonne dans la foule ce refrain magique et stellaire : "Nous sommes du soleil !"
Setlist yes concert at the Zenith of Paris :
(start : 20h17)
Going For The One
Sweet Dreams
I've Seen All Good People
Mind Drive (part1)
South Side Of The Sky
Turn Of The Century
Foot Prints (a short part)
Mind Drive (part2)
Yours Is No Disgrace
---Intermission---
The Meeting (Acoustic)
Long Distance Runaround (Acoustic)
Wonderous Stories (Acoustic)
Time is Time (Acoustic)
Roundabout (Acoustic)
Show Me (Acoustic)
Owner Of A Lonely Heart (Acoustic)
Second Initial (Acoustic)
Rhythm Of Love
And You And I
Ritual
Encore :
Starship Trooper
(end : 23h22)
A wonderful evening, especially with Steve who was fabulous. The sound was amazing, very loud, all the instruments heard with a great precision. Anderson sang very well and strongly, Squire was as usual perfect, I still remember in my whole body the tremendous sound of the bass guitars and the bass pedals, Wakeman played with strong energy, his keyboards loud and clear, and finally, Alan with his undefeatable rage of playing is always a great pleasure to see.
I have to mentioned the Dean set which is brilliant, impressive and always beautiful, the colours, the effects upon the structures, everything was perfect.
Thank you very much. I will finish with just one word : "Increvables, indeed !". Those who read a certain french magazine which usually spit on Yes will understand !
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